Interprétation des changements de structure fine au seuil L23 des métaux de transition en termes de modification des moments magnétiques aux interfaces
Participants: V.Serin, L.CalmelsDoctorants & Postdocs: Raphaël Serra (2005-2008)
Répartition spatiale des moments magnétiques calculés dans une période du super-réseau 3Co(bcc)/13Fe(bcc).
Un des systèmes étudiés est constitué de couches ultra minces de fer d’épaisseur variable, prises en sandwich entre deux substrats ou organisées périodiquement à l’intérieur d’un super-réseau. Les calculs ab-initio ont permis d’obtenir la structure électronique de ces systèmes et de quantifier les variations du moment magnétique de spin induites par les interfaces. A titre d’exemple, la figure ci contre donne l’évolution spatiale des moments magnétiques dans une période du super-réseau constituée par une couche mince de cobalt bcc (de 3 plans atomiques d’épaisseur) suivie d’une couche mince de fer bcc (de 13 plans atomiques d’épaisseur).
Valeur moyenne du moment magnétique du fer (comparée à celui du fer massif) calculée dans des super-réseaux 3Co(bcc)/nFe(bcc), en fonction de l’épaisseur de la couche de fer.
La figure ci-contre montre que ce rapport est plus important dans les super-réseaux 3Co(bcc)/nFe(bcc) que dans le buffer de fer sur lequel on a fait croître le super-réseau. Les variations de L3/L2 par rapport aux valeurs mesurées dans le buffer de fer sont du même ordre de grandeur que les variations de moment magnétique qui ont été calculées.
Spectre EELS au seuil L23 du fer.
Le rapport dépend du déséquilibre entre le remplissage des bandes d par les électrons de spin majoritaire et minoritaire. La figure 4 montre que ce rapport est plus important dans les super-réseaux 3Co(bcc)/nFe(bcc) que dans le buffer de fer sur lequel on a fait croître le super-réseau. Les variations de par rapport aux valeurs mesurées dans le buffer de fer sont du même ordre de grandeur que les variations de moment magnétique qui ont été calculées. Le rapport L3/L2dépend du déséquilibre entre le remplissage des bandes d par les électrons de spin majoritaire et minoritaire.
Variations du rapport I(L3)/I(L2) au seuil L23 du fer en fonction de l’épaisseur des couches de fer pour des super-réseaux 3Co(bcc)/nFe(bcc).
La figure ci-contre montre que ce rapport est plus important dans les super-réseaux 3Co(bcc)/nFe(bcc) que dans le buffer de fer sur lequel on a fait croître le super-réseau. Les variations de L3/L2 par rapport aux valeurs mesurées dans le buffer de fer sont du même ordre de grandeur que les variations de moment magnétique qui ont été calculées. Cette figure montre que le rapport est plus important dans les super-réseaux 3Co(bcc)/nFe(bcc) que dans le buffer de fer sur lequel on a fait croître le super-réseau. Les variations de par rapport aux valeurs mesurées dans le buffer de fer sont du même ordre de grandeur que les variations de moment magnétique qui ont été calculées.
Une étude similaire a été menée sur des échantillons Co(hcp)/Fe(bcc)/Co(hcp) et Co(hcp)/Fe(bcc)/MgO. Ces échantillons contiennent eux aussi des couches minces de fer, mais avec une structure atomique aux interfaces qui est différente. Les spectres EELS mesurés pour ces échantillons au seuil L23 du fer ont confirmé que le rapport et le moment magnétique moyen des atomes de fer varient de la même façon avec l’épaisseur de la couche mince de fer.
Parallèlement d’autres études liées à cette problématique ont été réalisées, par exemple l’étude expérimentale de l’influence de la structure sur le rapport d’intensité des raies blanches en EELS dans des systèmes Co/Cr, ou l‘étude théorique des modifications locales du magnétisme pour des interfaces graphène/nickel.
Parallèlement d’autres études liées à cette problématique ont été réalisées, par exemple l’étude expérimentale de l’influence de la structure sur le rapport d’intensité des raies blanches en EELS dans des systèmes Co/Cr, ou l‘étude théorique des modifications locales du magnétisme pour des interfaces graphène/nickel.


