Historique du CEMES
Créé en 1989, le CEMES est une Unité
Propre du CNRS
(8011) rattachée à l'Institut de Physique du
CNRS à titre principal, et à l'Institut de Chimie
à titre secondaire. Il a succédé au Laboratoire
d'Optique Electronique (LOE) créé en 1957 par
le Professeur Gaston DUPOUY, Membre de l'Institut.
Initialement, le laboratoire tira son prestige international
de la réalisation d'appareils d'avant-garde dans le domaine
de la microscopie électronique à très haute
tension. Le premier microscope fonctionnant à une tension
supérieure à 1 million de volts (1,5 MV) fut construit
en 1958. Il était abrité dans une sphère métallique
de 25 mètres de diamètre, « la Boule »,
et resta opérationnel jusqu'en 1990.
le générateur du 1,5 MeV
La maîtrise de la technologie des hautes tensions a permis
la réalisation, en 1970, d'un second microscope fonctionnant
sous des tensions accélératrices pouvant atteindre
3 millions de volts (3 MV) et situé dans un bâtiment
parallélépipédique haut de 24 mètres
, « le Briquet ». Jusqu'en 1995, ce dernier microscope
fut le seul appareil au monde à fonctionner réellement
à plus de 3 000 000 volts. |
la colonne du 3MeV
A l'heure actuelle, le CEMES est un laboratoire de recherche fondamentale
à vocation pluridisciplinaire qui rassemble physiciens et
chimistes autour de l'étude de la matière condensée.
Il regroupe environ 160 Chercheurs, Ingénieurs, Techniciens
et Administratifs travaillant dans 5 bâtiments de recherche
situés dans un parc de 5 ha proche du coeur de Toulouse et
du campus universitaire.
A partir de 1989, le laboratoire a étendu ses activités
à l'élaboration de diverses classes de matériaux
et à leur caractérisation structurale. il se consacre
également à l'étude des phénomènes
très fins se déroulant à très petite
échelle, comme la plasticité et la déformation
sous contrainte mécanique. Enfin, depuis quelques années,
il s'investit dans les domaines des nanomatériaux et des
nanosciences.
Le laboratoire est lié par convention à l'Université
Paul Sabatier (UPS)
à l'Institut National des Sciences Appliquées (INSA)
ainsi qu'à l'Ecole des Mines d'Albi-Carmaux (EMAC)
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