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  Centre d'Elaboration de Matériaux et d'Etudes Structurales
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Année mondiale de la physique au CEMES



Conférences dans le cadre de physique 2005 :
Le site de Midi-Pyrénées


Microstructure de l’alliage NR3.
Mise en évidence de deux types de précipités :
les précipités secondaires (~ 300 nm)
et les précipités tertiaires (~ 30 nm).
• Recherches actuelles sur les matériaux des avions du futur
Pr. Armand Coujou
Les progrès réalisés en permanence sur les avions sont en partie dus aux recherches "amont" conduites au niveau international sur différents matériaux.
Au cours de cet exposé seront présentées plusieurs exemples de recherches fondamentales menées actuellement sur de nouveaux alliages métalliques.
Les évolutions récentes de la métallurgie sont liées aux nouveaux appareillages et aux nouveaux outils de modélisation. Ils permettent une maîtrise à différentes échelles des processus élémentaires qui contrôlent l'élaboration, la mise en forme, l'usage et le vieillissement du matériau.
L'impact de ces études sur design de nouveaux alliages capables d'assumer de nouvelles fonctions sera analysé.
Cette conférence sera illustrée de nombreuses images récentes prises aux échelles micro et nanoscopique.

Moteur moléculaire rotatif
• Les limites de la miniaturisation des machines
Dr. Christian Joachim.
Après les horloges à calcul de B. Pascal, les calculateurs à lampes, les ordinateurs électroniques intégrés sur du silicium, voici maintenant qu'il est question d'intégrer tout un calculateur dans une seule molécule. Même les machines mécaniques et certains appareils de mesure vont un jour se voir ainsi miniaturiser. Y a t il assez de ressources dans une seule molécule pour permettre un tel changement d'échelle ? Avons-nous les moyens techniques d'échanger de l'information avec une seule et toujours la même molécule, lui donner des ordres ? La chimie permet-elle de suffisamment monumentaliser une molécule pour qu'elle devienne une machine? En partant des progrès récents dans la miniaturisation des micro-processeurs nous présenterons les réponses actuelles à ces questions.

Prototype de vitrage intelligent.
©B. Chevalier - CSTB
• Cristaux liquides pour tous,
de l'ADN aux vitrages intelligents
Dr. Michel Mitov
Les cristaux liquides doivent leur nom curieux à l’embarras de ces savants qui, à la fin du XIXème siècle, observaient, sans encore le savoir, un nouvel état de la matière distinct du cristal et du liquide. Si les cristaux liquides d’aujourd’hui doivent leur célébrité aux écrans plats ce n’est pourtant qu’une petite partie de leurs concepts et usages pratiques qui est concernée par l’affichage. Réparons cette injustice ! Nous parlerons alors de physique, d’histoire des sciences, de biologie, des applications de notre vie quotidienne et futuristes – tel ce projet de vitrage anti-canicule,… ainsi que de quelques facettes du métier de chercheur.
  • La nano-physique
Pr. Jean-Claude Ousset.


poterie sigillée
• Apport des méthodes physico-chimiques à l’étude de poteries anciennes
Les sigillées du sud de la Gaule
Dr. Philippe Sciau.
Découverte en quantité dans de très nombreux sites de l’époque romaine, la poterie sigillée était une vaisselle de luxe relativement bon marché. Cette vaisselle, à vernis rouge, souvent décorée de motifs en relief et aux formes standardisées, est considérée par les archéologues et les historiens de l’Antiquité comme l’un des meilleurs traceurs chronologiques de la période romaine. Originaire d’Italie où elle apparaît vers le milieu du premier siècle av. J.-C., cette poterie fut imitée dès le début de notre ère par des potiers gaulois, notamment à Montans (Tarn) et à la Graufesenque (Millau, Aveyron). Ce dernier centre, après avoir supplanté les firmes italiennes, a durant tout le Ier siècle ap. J.-C., inondé de ces productions la majeure partie de l’Empire Romain. L’apparition, au IIe siècle, de nouvelles officines en Gaule, en Espagne et en Afrique du Nord marque le déclin puis la fermeture des ateliers millavois puis tarnais.
Bien qu’étudiés depuis la fin du XIXe siècle, cette céramique pose encore bien des questions. Questions auxquelles nous cherchons à apporter des éléments de réponses par diverses méthodes physico-chimiques et en particulier par les techniques de diffraction des rayons X et la microscopie électronique. Nous avons montré qu’il était possible, à partir de la composition minérale, de remonter aux températures de cuisson. Nous avons mis en évidence que l’engobe (ou vernis) avait une structure à l’échelle nanométrique qui conférait à ces poteries leur aspect si spécifique.

 

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