| Composition du jury:
Rapporteurs :
D. Barbier. Professeur INSA-Lyon
A. Halimaoui, Docteur d'état, Ingénieur R&D ST
Microelectronics
Examinateurs:
A. Cazarré Professeur UPS
J. Leotin Professeur UPS
F. Cristiano Chargé de recherche Co-directeur
A. Claverie Directeur de recherche Co-directeur
Invités:
R. Plana, Professeur UPS
F. Olivié, Maître de Conférences UPS
Résumé de la thèse
Pour répondre à l’accroissement constant des
performances dans les technologies CMOS, nous devons réduire
la taille des composants, diminuer la consommation énergétique,
tout en maintenant un haut niveau de performance en courant pour
assurer un bon temps de commutation des circuits. L’atteinte
de cet objectif, tout en conservant des architectures standard,
nécessite la réalisation d’une extension entre
la source et le drain au sein du transistor pMOS. Celle ci doit
être la plus fine (<30nm) et la plus dopée possible
(>1e20cm-3).
Réduire la profondeur de cette jonction p+/n permet de limiter
l’effet canal court et augmenter le dopage permet de diminuer
les résistances parasites. A chacune de ces nécessités
technologiques est associé un problème physique particulier.
La réduction en dimension requiert le contrôle de la
diffusion anormale du Bore et la forte activation des dopants nécessitera
de dépasser la solubilité solide du bore dans le silicium
dès 2008. Aujourd’hui la technique d’introduction
la plus en vue pour répondre aux exigences des industrielles,
est l’implantation ionique à très basse énergie
(< 500 eV).
Le premier chapitre de ce travail consiste à rappeler les
fondements et les motivations de notre étude. Nous devons
diminuer au maximum le courant de fuite des transistors fortement
submicroniques à l ‘état bloqué (Ioff)
en réduisant les profondeurs des jonctions électriques
pour limiter les effets canaux courts. Parallèlement nous
devons maintenir un fort niveau de courant à l’état
passant (Ion) malgré la réduction
des tensions de fonctionnement. Cette exigence nécessite
de réduire les résistances parasites de la structure.
Pour cela nous devons atteindre un très fort niveau de dopage
actif.
Dans le deuxième chapitre, nous aborderons l’étude
matériau associée aux jonctions ultraminces p+/n.
Notre contribution à l’étude de la diffusion
anormale se portera sur l’étude des profils thermiques
dans le contrôle de la profondeur de jonction. De nombreuses
études contradictoires circulent dans la littérature.
Il s’agira de clarifier ce point grâce à une
confrontation entre simulations et expériences. Parallèlement
pour atteindre un haut niveau de dopage nous devons introduire une
forte dose de bore. Pour la première fois de nouveaux objets
impliqués dans les processus de désactivation électrique
du bore ont été observés par microscopie. Nous
avons montré en particulier qu’ils contenaient à
la fois du Bore et des atomes de silicium interstitiels. Ceci remet
en cause de nombreux scénarios publiés dans la littérature
qui faisaient l’hypothèse que ces objets existaient
seulement sous la forme d’un complexe de quelques atomes trop
petit pour être détecté.
Le dernier chapitre se consacre à la caractérisation
électrique des jonctions ultraminces. Nous y décrivons
la technique de nano-SRP (nano-Spreading resistance). Du fait de
leur faible dimension les jonctions p+/n posent énormément
de problèmes pour mesurer la concentration de porteurs. On
détaille dans ce chapitre la méthode pour caractériser
avec une précision nanométrique la densité
de porteurs libres et le dopage actif d’une jonction ultramince
p+/n pour différentes techniques de fabrication.
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