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Nanocar Race II : la ligne est franchie

La NanoCar Race II a eu lieu au CEMES, les 24 et 25 mars derniers. Pour l’occasion, dans le cadre du projet européen MEMO, huit équipes internationales dont une de notre laboratoire, étaient au départ de cette compétition de 24h qui était contrôlée depuis l’iconique Boule : c’est de là en effet que les huit équipes ont piloté à distance leur molécule restée dans leur laboratoire, dans l’ultravide et l’ultrafroid d’un microscope à effet tunnel.

Deux équipes terminent ex-aequo. Les Japonais de Tsukuba ont largement battu le record de vitesse de l’épreuve en franchissant le micromètre (1054 nanomètres parcourus). L’équipe hispano-suédoise des universités de Madrid et Lindköping a réussi à avancer de 678 nanomètres mais rejoint la première marche au jeu des points bonus (manœuvres, changements de sillon sur la piste, etc.).

La troisième place revient à l’université de Strasbourg, dont l’équipe était dirigée par un ancien doctorant du CEMES.

L’équipe franco (CEMES)-japonaise termine sixième avec 150 nanomètres parcourus, bien au-delà des 100 nanomètres qu’elle s’était fixée.

Le classement final est le suivant :

Pour revivre toute la course, voici la vidéo des 25 heures de retransmission en direct effectuée depuis le Japon par la NIMS-MANA Team de l’université de Tsukuba, co-vainqueur de la course.

Cette émission reprenait en grande partie les images diffusés en direct depuis la Boule sur un canal spécifique alternant interviews des participants, analyse de la course, divers sujets expliquant les questions de chimie et de physique, etc. Cette émission de 24h émise depuis la Boule est disponible en 3 épisodes :

Part 1 : "Departure and race, 24/03/2022"  

Part 2 : "Night Session : 24-25/03/2022"    

Part 3 : "Morning and arrival 25/03/2022"   

 

Pour finir, cet article paru avant la course dans le Journal du CNRS explique bien les enjeux scientifiques de ce événement dont l’aspect médiatique a permis de faire parler de cette science de l’infiniment petit dans lequel la molécule de l’université de Tsukuba auraient besoin de 2,8 millions d’années pour parcourir un kilomètre...